Histoire du dopage

Depuis toujours, l’homme a cherché à améliorer ses performances par des moyens artificiels. Les premières notions de dopage datent de l’Antiquité. L’Iliade et l’Odyssée sont riches en exemples de dopage.

Dès le VIème siècle avant J.-C., les athlètes grecs se nourrissaient  déjà des viandes variées  en fonction de la discipline sportive qu’ils exerçaient :

- les sauteurs mangeaient de la viande de chèvre,

- les boxeurs et les lanceurs, de la viande de taureau,

- les lutteurs, eux,  préféraient de la viande grasse de porc.

On considère que le dopage est devenu  professionnel  et général dans certaines disciplines sportives à la fin des années 1950 et au début des années 1960 avec l'arrivée des sympathicomimétiques, qui sont des produits à activité hormonale comme l'hormone de croissance, ou des corticoïdes. Dans les années 1960, sur l'épreuve d'athlétisme du 100 mètres,  les performances connaissent un bond avant de se stabiliser dans les années 70-80. Mais les performances connaissent à nouveau une hausse à partir des années 1980, au moment où, sur le marché, sont introduits  l'EPO et de nouvelles hormones, anabolisants et produits masquant indétectables.


        Quelques cas de dopage dans le cyclisme durant les 50 dernières années : 

1967

13 juillet

Tom Simpson trouve la mort au mont Ventoux
 

 Lors  de la 13e étape du Tour de France, Tom Simpson était bien   parti. Il débute un sprint puis s’effondre brutalement au mont Ventoux. Les   analyses montreront par la suite que la prise d’amphétamines, combinés  à la   chaleur, à la fatigue et à l’alcool, sont responsables  du décès du sportif. L’année précédente, les coureurs avaient décidé de se mettre   en grève contre l’adoption d’une loi anti-dopage en France.
 
 

   

1988

26   septembre

Le dopage éclabousse les jeux
 

 Deux jours auparavant, le canadien Ben Johnson entrait dans la légende en battant en finale du 100 mètres son   concurrent Carl Lewis. Il établissait de nombreux nouveau record du monde   dans cette épreuve. Son meilleur record était de 9 secondes et  79 centièmes. Mais le 26 septembre, le CIO (comité international olympique) annonce sa disqualification suite à un contrôle positif au stéroïde   anabolisant : il s’était dopé. Séoul semble être l’apogée du dopage : 11 sportifs sont en effet éliminés lors des jeux.   Quant à Ben Johnson, qui a toujours reconnu et défendu son geste, il sera banni à vie de la compétition suite à un second  test positif en 1993.
   
  

   

1998

8 juillet

Début de l’ « affaire Festina »
 

 La voiture de l’équipe Festina est arrêtée quelques jours avant le premier jour du Tour de France. À l’intérieur   du véhicule, se trouve  le soigneur   belge Willy Voet qui  n’a aucune   possibilité de dissimuler les nombreux produits dopants (EPO) qu’il   transporte. Immédiatement arrêté, il passera aux aveux avec Bruno Roussel, le   directeur sportif de l’équipe. Il existait donc bien un dopage organisé dans   cette équipe. Les coureurs, dont Richard Virenque, finiront, eux aussi,  par avouer leur implication dans ce trafic. Ils   ont dû attendre jusqu’en 2000 pour leur procès.

   

2007

 

 

 

 




2012

25 juillet

Le Tour rattrapé par le dopage
 

 Le maillot   jaune est chassé du Tour de France pour des   soupçons de dopage. Michael Rasmussen est accusé d’avoir menti sur son emploi du temps du   mois de juin afin d’échapper à des contrôles inopinés. Après l’exclusion   d’Alexandre Vinokourov, qui lui aussi a été contrôlé positif lors de deux   étapes qu’il a gagné ;  le Tour   continue à être dans la tourmente. C’est finalement le jeune coureur   espagnol, Alberto Contador, qui remportera  l’édition 2007.


Octobre

Fin « affaire   Armstrong »

L'Usada dévoile le rapport de 202 pages   accompagné de 1.000 pages de témoignages et d’études envoyé à l'UCI. Elle y accuse Armstrong d'avoir "monté le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", en s'appuyant sur les témoignages   de 26 personnes.
   

- Le   Tour de France annonce qu'il espère que les sept victoires d'Armstrong sur la   Grande Boucle, entre 1999 et 2005, ne lui soient pas réattribuées, et que   l’UCI sera charger de modifier le palmarès de l’épreuve.
   

- L'équipementier   Nike annonce avoir mis fin au contrat qui le liait avec Armstrong, en raison   de "preuves apparemment rédhibitoires" démontrant qu'il s'est dopé.   Dès lors, le cycliste décide de quitter  la présidence de Livestrong, qui est  l'association de lutte contre le cancer   qu'il a fondée en 1997 après avoir vaincu la maladie.

 
- L'UCI lui retire ses sept Tour de France..

- Début 2013, il avoue s'être dopé lors de ses 7 victoires sur le Tour de France.


   
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                          Armstrong lors de sa septième victoire du Tour de France en 2005

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